marinefargetton

Rainettes irradiées…

Une mission scientifique, nom de code Freebird,  vise actuellement à étudier l’impact de la contamination radioactive aux alentours de la centrale de Fukushima.

De nombreuses mesures ont été effectuées sur place sur différentes espèces d’animaux vivant en zone contaminée. L’analyse de ces données permettra par la suite de constater l’impact de la pollution radioactive sur la faune.

Une partie de la mission consiste à étudier une certaine espèce de grenouille, la rainette japonaise, et à comparer ses caractéristiques classiques en milieu sain (témoin) et celles observées à Fukushima. Outre son chant et sa morphologie (entres autres), la couleur de son « sac vocal » est un critère d’importance. En effet, la coloration de ce sac vocal chez le mâle a une influence sur le choix de leur partenaire sexuel par les femelles…

Rainette_Sac
Une rainette (Hyla japonica). On distingue très bien le sac vocal, gonflé, de ce mâle en train
de chanter en pleine nuit. Préfecture de Fukushima, Japon, juin 2012 © Jean-Marc Bonzom/IRSN – Source: https://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Organisation/Programmes/freebird/Pages/2012-Bonzom-recit-mission-Freebird-2012-episode-7.aspx

J’extrapole peut être un peu en m’inquiétant pour la reproduction de ces rainettes, mais… peut-être pas tant que ça!..

Rainettes Irradiées

Quoiqu’il en soit, les analyses sont en cours….

Pour en savoir plus:

L’émission de radio « La Tête au Carré: La vie à Fukushima , 3 ans après la catastrophe «  du 11 mars 2014 (France Inter),  au cours de laquelle le bio-acousticien Thierry Lengagne décrit cette mission et ses objectifs.

Quelques liens en rapport:

p. 25:  la présentation du projet Freebird > https://www.eccorev.fr/IMG/pdf/Adam-Guillermin_Tchernobyl_Ecol_ECCOREV2.pdf

https://www.irsn.fr/FR/Larecherche/Organisation/Programmes/freebird/Pages/2012-Bonzom-recit-mission-Freebird-2012-episode-7.aspx

 




Marathon des expressions illustrées – Episode 4

Le marathon se poursuit avec trois coureurs qui, vous le remarquerez, se sont exprimés cette semaine autour d’une thématique commune : les fesses! Oui, oui, notre noble postérieur est cette fois-ci sous les projecteurs, et après tout il le mérite bien!

Il semblerait en effet que cette partie du corps soit un excellent support à toutes sortes de pensées, proverbes et citations, dont voici un aperçu. Cela dit,  pour m’être un peu attardée sur la question, il y aurait largement de quoi faire un deuxième tome sur ce même thème! A bon entendeur… je vous attends!

 

« C’est quand le vent souffle que l’on voit les fesses de la poule »

FessesdelaPoule-Fargetton

SalmaSalma  de Blogitude

Eh bien une belle expression que l’on aime utiliser en Afrique et surtout chez moi au Cameroun dans les situations de problèmes, de malheur. Il suffit qu’une personne meurt et que cette dernière soit riche et bien les familles discutent les biens et l’on découvre les vrais visages des personnes. « C’est quand le vent souffle que l’on voit les fesses de la poule », une bonne façon de dire que c’est dans certaines situations que l’on découvre nos vrais visages, sans masque, ni mensonge, sans plume quoi!!!!

 

 

« Lorsque tu offres un pagne à ta belle-mère, ne lui dis pas que c’est pour couvrir ses fesses » (Guinée)

PagneBelleMère- Fargetton

Baba

Baba du Quotidien Banguissois

Signification : Ne cherchez pas à irriter votre belle-mère car elle peut reprendre sa fille.

Ta belle-mère est toujours une personne qu’il faut respecter. Car elle peut te réserver des surprises désagréables.

 

 

 

« L’on ne connaît l’utilité des fesses que quand vient l’heure de s’asseoir »

Les contes d’Amadou-Koumba, Birago Diop

UtilitédesFesses

Une manière de comprendre que les choses nous paraissant anodines peuvent se révéler très utiles dans certaines situations! Je laisse à présent Djossè, qui a choisi cette citation, nous exprimer son sentiment à ce propos.

Djossè

Djossè, alias Tyromes, des News de mon coin

 

 

 

 

 

Je parle de ces frustrations profondes,

Dans nos vies, de ces manipulations immondes;

Je parle de tout ce qu’on vit par ingratitude,

Et de ce qu’on nous donne pour de la béatitude.

 

Je parle de ce peuple qui sert au vote,

Du prince qui pour ça fait des promesses,

L’euphorie passée, le prince s’en passe,

Désormais il a la cote.

 

Puis, il revient, comme il est parti

Encore sur le peuple, il parie,

Dans le même style, il raconte,

Pour se poser sur l’hôtel de la honte

 

Je veux parler de la paix perdue,

Dans ces havres de guerre,

Où on fait les comptes au cimetière,

De la tranquillité devenue ardue

 

De ces verbes pyromanes,

Qui filtrent la langue et le palais,

Pour encenser le puant malaise,

Afin qu’enfin tout le monde ahane.

 

A chacun son tour de s’asseoir,

En lorgnant la quiétude de l’autre,

Déjà assis sur ses pieds acariâtres,

A vouloir mourir d’envie et de désespoir

 

Parce qu’il y en a qui ne connaissent pas,

Dans les fines veines de leur humain,

La coloration de leur sang meurtri de dédain,

Et leur joie emporte sur la tristesse de leurs pas.

 

 

 




Marathon des expressions illustrées – Episode 3

Cette fois-ci, c’est une étape bien particulière du marathon. En effet vous ne verrez passer qu’une seule coureuse… mais quelle coureuse!!!

On la suivrait partout au détour de ses billets aussi pétulants que pimentés. Je vous prie donc de suivre le rythme, à petite foulée, de notre chère Babeth, d’Humeurs Nègres, qui nous livre son sentiment avec une citation biblique.

Et, une fois n’est pas coutume, j’ai préféré illustrer le commentaire plutôt que la citation! Bonne lecture!

 

« Réjouis-toi de la femme de ta jeunesse, biche des amours et gazelle pleine

de grâce ; que ses seins t’enivrent en tout temps ; sois continuellement

épris de son amour. Et pourquoi mon fils serais-tu épris d’une étrangère et

embrasserais-tu les seins de l’étrangère ? ».

Proverbes 5 : 18-20

 

 

Affichage de PicsArt_1384354643706.jpg

Juste une pensée pour ces Négresses noires, blanches, jaunes, café au lait.

Jadis « biches des amours » et « gazelles pleines de grâce ». Ces beautés vierges

et gracieuses à qui des hommes ont fait miroiter un amour éternel, un amour

grand « A », lorsqu’ils les sortiraient de la misère qui les étreignait tel un oiseau pris

dans les filets de l’oiseleur…

Ces beautés fatales dont la fraîcheur, la douceur et la chaleur envoûtantes

faisaient l’objet de poèmes enchanteurs et des cantiques les plus

ensorcelants. Suscitant dans leurs entrailles, un cocktail d’émotions aussi

complexes qu’inexprimables.

Ces lionnes blessées dont les charmes, naguère irrésistibles, n’opèreraient plus, ne

produiraient plus l’ivresse d’antan et qui sont foulées aux pieds comme la boue des

rues ! Que voulez-vous ? La frénésie et l’enchantement sont ailleurs…

Ces « chépaquoi » au glorieux passé, dont la plastique rivaliserait difficilement avec

celle des forces nouvelles. « Etrangères », au sex-appeal indomptable.

Lionne blessée

Elles sont beaucoup plus jeunes, plus belles, plus enivrantes et par ricochet,

nouvelles biches à chérir. A posséder dans tous les sens, dans tous les coins

et recoins. Encoignures et écoinçons. Sans oublier qu’il faut les explorer dans

les moindres détails et dans toutes les positions, à la recherche du nectar, ce

breuvage céleste oh combien délicieux ! (Hey je m’égare…Désolée ! Quand il s’agit

du nectar, je m’oublie…).

Bien que l’Ecclésiaste ait déclaré : « Il n y a rien de nouveau sous les cieux », j’en

suis toujours médusée.

Comme une innocente, une simple d’esprit, me demandant encore pourquoi

un homme ne peut tout simplement pas aimer UNE femme ? LA femme de sa

jeunesse ? Celle qui lui a sacrifié ses plus belles années ?

Shalom !


Marathon des expressions illustrées – Episode 2

Cette semaine, je vous propose un duo de choix. Un grand merci à Pascaline et Stéphane pour leur participation! Je vous laisse savourer…

 

« Il leva les yeux au ciel et vit les étoiles qui veillaient, immobiles en apparence, car rien dans l’univers n’était vraiment figé. Il se dit que Dieu avait créé les belles étoiles pour nous forcer à lever notre regard. Mais un jour elles se pencheront sur la terre et ne trouveront aucune trace de nous. Le véritable sens de notre existence ne s’incarne que par la sueur et le sang »

Son excellence Naguib Mahfouz

Mahfouz

 

Pascaline de Entre Medina et belle étoile

Pascaline

Lever les yeux et regarder les étoiles. Voilà une image bien poétique sous forme d’invitation, dans cette citation. Prendre du recul, sortir la tête du guidon, ne plus regarder uniquement notre nombril pourrait être d’autres manières de le formuler. Le personnage de « Son excellence » dans un cynisme chronique, a sacrifié sa vie pour atteindre une position sociale et professionnelle à laquelle il ne parviendra finalement jamais. Il vient nous rappeler, par son échec et son non-héroïsme, que la vie est éphémère et que nous sommes finalement insignifiants face à l’immensité de ce monde. Implicitement, cela signifie pour moi ne pas en perdre une miette. La sueur et le sang pourraient être une métaphore, marquant avec force qu’il nous faut toujours faire de notre mieux pour ne laisser aucune place au regret.

 

 

 

 

 

« Les chiens aboient, la caravane passe »

La caravane passe

Stéphane Huët de 26 rue du Labrador

Facile à dire ! C’est compliqué de ne pas faire attention aux aboiements et autres jérémiades, même quand on est sûr de soi. Cette expression me fait sourire? car elle me rappelle la cultissime réplique de George Abitbol « Le train de tes injures roule sur le rail de mon indifférence ». J’aime surtout le sens de cette phrase parce qu’elle est synonyme de « bien faire et laisser dire ». Faire. Au lieu d’aboyer sans bouger, justement.

 

 

 

 

Et, pour finir, un nouveau petit clin d’œil à Rfi avec ce lien vers l’émission la Danse des mots d’ Yvan Amar qui traitait récemment des proverbes libanais recueillis par Hana Sanadi Namaan dans son ouvrage «Les proverbes de ma mère» (éd. Geuthner).

J’ai pour ma part choisi d’illustrer l’un d’entre eux qui a d’ailleurs servi de titre à l’émission. Il signifie en gros « aller de mal en pis ».

« Fuir le suintement du toit pour se mettre sous la gouttière »

Fuir le suintement du toit



Le marathon des expressions illustrées : lancement et appel à contributions !

Comme certains d’entre vous le savent déjà, j’amorce avec ce billet un projet autour de l’illustration de proverbes, citations ou expressions auquel, je l’espère, vous accepterez de vous associer. Le pourquoi du comment ? J’y viens et j’espère vous convaincre de l’intérêt de cette démarche.

 

Cette semaine on démarre avec ma forme de prédilection : le proverbe. Cette forme de langage me touche tout particulièrement, car elle est très démocratique et imagée, caractéristiques la rapprochant de la caricature. J’aime ce décalage avec le langage courant, ce pas de côté, parfois poétique, ou bien potache, profond ou léger. Ils sont très diversifiés et forment à eux tous un portrait d’une langue, d’une culture.

Par extension, ils représentent un véritable héritage commun à toute l’humanité (si, si, si, je deviens grandiloquente, mais c’est bien vrai!), fruit de la vivacité, de l’humour et de l’inventivité de la pensée humaine.

 

C’est pourquoi je fais appel à vous, mondoblogueurs, blogueurs, lecteurs, pour m’aider à réaliser cette fresque à travers toutes les cultures en me permettant d’illustrer vos proverbes fétiches (ou même vos expressions ou citations). Ils seront tous les bienvenus sur mon adresse mail unprintempspourmarnie@gmail.com!

 

Puisse chacun se délecter des proverbes de son voisin et pour ma part en profiter pour y ajouter mes petits dessins, car c’est ma manière de les apprécier autrement! Alors à vous de jouer ! Je compte sur vous!

 

Je remercie cette semaine Gaius Kowene et Minou Chrys-Tayl qui me permettent grâce à leur contribution de mettre le pied à l’étrier. C’est parti !

 

Gaius-KoweneGaius Kowene 

– « Rêve, bosse et patiente ». Il faut se permettre de rêver, construire des châteaux en Espagne! Ce sont des rêves qui deviennent réalités! Et si vous n’avez pas de rêve ? Qu’est-ce qui deviendra réalité? Il faut travailler dur pour atteindre son rêve. Y mettre tout de son « soi ». Ensuite, attendre patiemment les résultats!  Un dicton africain dit:  » L’homme patient mange des fruits mûrs « .

 

 

Si c’est l’expression « rêve, bosse et patiente » qu’avait tout d’abord choisie Gaïus, c’est finalement ce dernier dicton qui m’a inspiré le dessin qui suit.  Pour ma part j’adore rêvasser, mais j’ai pu constater que, parfois, trop de rêveries nuisent aux réalisations !!

 

L’homme patient mange des fruits mûrs

L'homme patient mange des fruits murs

Minou Chrys-Tayl

 

Minou Chrys-Tayl

 

– Au Cameroun, nous les jeunes, devons-nous réveiller de notre sommeil profond et développer notre  pays car c’est bien connu :  » Tu dors, ta vie dort « . La paresse n’aide pas au progrès. Il faut se battre et travailler dur.

 

 

Bravo pour ce message volontaire ! J’espère que les lecteurs noteront le tee-shirt aux couleurs de cette devise qui représente un véritable objectif de vie pour Minou.

 

Tu dors, ta vie dort

Tu dors, ta vie dort

Dormir ou ne pas dormir, telle semble être la question ! C’est pourtant le sommeil réparateur qui permet aux battants de réaliser leurs projets avec énergie, c’est pourquoi je vous propose  mon propre proverbe pour rester dans le ton :  » A bon sommeil, il n’y a pas de lit du r « . Ce proverbe m’a surtout fait penser au conte de La princesse au petit pois de Hans Christian Andersen, qui paraît contredire le dicton !

 »  Il était une fois un prince qui voulait épouser une princesse, mais une vraie princesse. Il fit le tour de la Terre pour en trouver une, mais il y avait toujours quelque chose qui clochait ; des princesses, il n’en manquait pas, mais étaient-elles de vraies princesses ? C’était difficile à apprécier ; toujours une chose ou l’autre ne lui semblait pas parfaite. Il rentra chez lui tout triste, il aurait tant voulu rencontrer une véritable princesse.
Un soir, par un temps affreux, éclairs et tonnerre, cascades de pluie que c’en était effrayant, on frappa à la porte de la ville et le vieux roi lui-même alla ouvrir. C’était une princesse qui était là, dehors. Mais grands dieux ! de quoi avait-elle l’air dans cette pluie, par ce temps ! L’eau coulait de ses cheveux et de ses vêtements, entrait par la pointe de ses chaussures et ressortait par le talon… et elle prétendait être une véritable princesse !
« Nous allons bien voir ça », pensait la vieille reine, mais elle ne dit rien. Elle alla dans la chambre à coucher, retira toute la literie et mit un petit pois au fond du lit ; elle prit ensuite vingt matelas qu’elle empila sur le petit pois et, par-dessus, elle mit encore vingt édredons en plumes d’eider. C’est là-dessus que la princesse devait coucher cette nuit-là. Au matin, on lui demanda comment elle avait dormi.
« Affreusement mal, répondit-elle, je n’ai presque pas fermé l’œil de la nuit. Dieu sait ce qu’il y avait dans ce lit. J’étais couchée sur quelque chose de si dur que j’en ai des bleus et des noirs sur tout le corps ! C’est terrible ! » 
Ils reconnurent alors que c’était une vraie princesse puisque, à travers les vingt matelas et les vingt édredons en plumes d’eider, elle avait senti le petit pois. Une peau aussi sensible ne pouvait être que celle d’une authentique princesse.
Le prince la prit donc pour femme, sûr maintenant d’avoir trouvé une vraie princesse, et le petit pois fut exposé dans le cabinet des trésors d’art, où l’on peut encore le voir si personne ne l’a emporté. Et ceci est une vraie histoire. »

Tiré du site https://www.iletaitunehistoire.com/.

A bon sommeil, il n’y a pas de lit dur

A bon sommeil, pas de lit dur

Allez, je raccroche stylos et pinceaux et vous dis à bientôt pour une prochaine illustration!


Chinoiseries

C’est afin de lutter contre la corruption, la luxure, mais aussi afin de sauvegarder des espèces protégées, que le gouvernement chinois a décidé de banir des diners officiels certains mets luxueux tels que la soupe d’ailerons de requin et la soupe de nids d’hirondelles (à la salive d’hirondelle, si, si, si!).

Une info entendue sur notre chère Rfi, dont voici l’article associé.

Et, bon apétit, bien sur!

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Amadrones

Une grande enseigne de commerce électronique prévoit de livrer dans le futur ses marchandises chez le client à l’aide de… drones.

Il est vrai que l’on peut en quelque sorte déjà, avec une bonne dose de cynisme, considérer les drones comme une espèce particulière de livreurs à domicile…

Amadrones

 

En tout cas pour ce qui est des livres, on peut encore attendre, comme nous le révèle cet article du Courrier International. Une vaste blague.